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De quoi s’agit-il ? Nos blogueurs invités expriment ici leur point de vue.
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Par Pierre Boquié
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Vendredi, 11 Mai 2012 09:17 |
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Une amie m’a récemment invité à un colloque sur le thème « Les états modifiés de conscience ». Différents spécialistes – sociologues, philosophes, historiens, docteurs en religions, etc. – devaient venir y présenter un état des lieux sur le sujet. Je ne savais trop comment décliner gentiment cette invitation sans décevoir mon amie. La seule excuse qui me vint à l’esprit fut de lui avouer la stricte vérité : « J’expérimente déjà un état de conscience modifiée. » Et par devers moi j’ai souri en me disant que c’était bien la première fois que je parlais de la Connaissance en ces termes !
Puis cette notion d’états où la conscience serait modifiée m’a poursuivie un moment. Je me suis demandé pourquoi la conscience devrait-elle être modifiée. Aurait-elle un défaut quelque part qu’il faudrait corriger ? Nous avons parfois de curieuses expressions de langage et le plus étonnant c’est que tout le monde s’en accommode.
Le premier texte que j’ai jamais publié, c’était ici même sur ce blog. Intitulé La vie normale, il racontait comment à travers une expérience extrême, j’avais pris conscience de la vision déformée que j’avais de ma vie à « l’état normal ». Et je m’interrogeais du coup sur cette notion de « normalité », à laquelle nous nous sommes tant habitués qu’elle nous paraît presque indépassable. |
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Par Rohn Bayes
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Vendredi, 27 Avril 2012 12:36 |
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Pour une raison qui m’échappe, cette phrase ne cesse de résonner en moi ces derniers temps. Je ne me souviens pas où je l’ai entendue, mais elle m’interpelle constamment. Elle contient tant de bonté, de dignité ; elle évoque le pardon. Elle me touche profondément mais elle m’évoque aussi toute l’humanité s’exprimant d’une seule voix : « Nous ne sommes qu’humains. »
Elle me permet de tourner la page sans tarder lorsque j’ai agi bêtement, mais me rappelle aussi que la vie est un apprentissage et que je n’ai pas fini de faire des erreurs. C’est parce que je suis humain que je fais des erreurs, sinon tout serait parfait et ça ne serait pas marrant du tout. C’est un tel contraste de ressentir en soi une chose pleine d’harmonie et de calme, et d’être ensuite plongé dans un monde aussi bruyant et compliqué. Je pense que c’est fait pour nous pousser à l’aventure, et donc, bien sûr qu’on va mettre le pied là où il ne faut pas, crever un pneu ou se cogner la tête. On trouve ça marrant quand ça arrive aux autres. On en fait des films. |
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Par Mitch Ditkoff
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Vendredi, 20 Avril 2012 14:53 |
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Au cours de l’histoire, les gens tournés vers le monde intérieur et engagés sur une voie dite « spirituelle », ont eu tendance à considérer que le monde est maya, équivalence sanscrite sophistiquée du mot « illusion ».
J’ai longtemps partagé ce point de vue.
Au début de ma quête de vérité, à l’adolescence, j’avais cette curieuse habitude de tout diviser. Il y avait d’un côté la « vie intérieure », lieu de résidence de l’Eternel (ou s’il n’y vivait pas, du moins son lieu de villégiature), et de l’autre « le monde ». Vous savez… l’écume dérisoire de la vie sur Terre : les relations, les centres commerciaux, l’argent, la politique, l’égo, la religion établie, les cours de géométrie du lycée, les impôts, les corn flakes, et tout ce que je ne comprenais pas, n’approuvais ou n’aimais pas.
D’une certaine manière, ça me mettait en valeur de tout diviser – un peu à la façon de ces faiseurs d’opinion démocrates et républicains qui paradent sur CNN après chaque débat politique. |
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Par Bill Meinders
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Mercredi, 11 Avril 2012 16:01 |
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La mémoire concerne peut-être le passé, mais elle touche aussi le présent. Dans le magazine Wired, Jonah Lehrer écrit : « Chaque fois que nous nous souvenons d’un événement, la structure de ce souvenir dans le cerveau est modifiée en fonction de l’instant présent, déformée par ce que nous savons et ressentons à ce moment-là. » Il s’avère que le fait de se souvenir ressemble moins à regarder une vidéo qu’à assister à une pièce de théâtre dont chaque représentation est subtilement différente.
Les problèmes de mémoire ne sont pas toujours dus à cette incapacité à se souvenir ; c’est parfois un souvenir déprimant qui refuse de disparaître. L’idée maîtresse de l’article de Lehrer est qu’il pourrait bien y avoir un jour une pilule permettant de cibler un souvenir précis et de l’effacer.
Malgré ses imperfections, la mémoire est un incroyable attribut du cerveau, et une part essentielle et indissociable de l’expérience humaine. Mais où est la sagesse dans notre façon bien trop banale et désinvolte de voir la vie, dans cette sorte de perspective dilatée qui englobe indifféremment passé, présent et futur ? |
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Par Penny de Freyne
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Jeudi, 05 Avril 2012 14:19 |
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J’ai passé ma prime jeunesse dans un pays extraordinaire. Un pays plein de lumière et rempli de choses merveilleuses et belles à découvrir chaque jour. Ce pays c’est la Provence, plus précisément la Côte d’Azur, le plus beau coin de cette région, pour ceux qui la connaissent ! Victor Hugo a rendu hommage à la ville d’Antibes proche de là où j’ai vécu : « Tout ici rayonne, tout fleurit, tout chante, le soleil, la femme, l’amour sont là chez eux j’en ai encore le resplendissement dans les yeux et dans l’âme. »
Nous habitions une villa blanche, entourée d’un joli jardin rempli de senteurs de géraniums, de marguerites, de bougainvilliers, d’hortensias que ma grand-mère arrosait amoureusement matin et soir. Les amandiers étaient les premiers à fleurir au printemps, suivis par les cerisiers, les pêchers, les abricotiers et les deux figuiers qui nous offraient des fruits délicieux. Nous avions un joli petit bassin avec une fontaine et des poissons japonais noirs et rouges. Il y avait aussi des grenouilles dont le chant apaisant m’aidait, le soir, à m’endormir.
C’était une maison joyeuse, où habitaient avec nous mes grands-parents qui prenaient soin de moi lorsque mes parents s’absentaient. En janvier ou février, ma grand-mère rentrait avec des grandes branches de mimosas et l’on disait « c’est le soleil qui revient », durant l’hiver pourtant clément. |
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